Meilleur drone compact 2019 : Mavic Mini VS Mantis G VS Anafi FPV

Cette fin d’année 2019 fait la part belle aux drones de petit format. Avec l’annonce du Mavic Mini fin octobre, DJI pousse encore plus loin la compacité de ses drones grand public. Nous avons fait le choix de le comparer au Yuneec Mantis G sorti début septembre, et au Parrot Anafi dévoilé mi 2018 mais dont une version FPV est venue enrichir le catalogue de la marque en fin d’été 2019.

Bien loin des drones jouets qui ont inondé le marché il y a quelques années, ces machines sont capables de fournir des photos et vidéos plus que correctes, ainsi qu’un pilotage très plaisant grâce à un judicieux mélange d’assistance et de nervosité.

Pourquoi ces drones ?

Ces 3 drones, en plus de disposer d’un format assez similaire, offrent des caractéristiques assez proches. Ils sont dans une tranche de prix comprise entre 400 et 800€ à leur lancement et disposent tous d’une nacelle brushless 3 axes permettant une captation vidéo particulièrement stable.

Le DJI Mavic Mini, le Parrot Anafi FPV et le Yuneec Mantis G se destinent aussi bien à des débutants qu’à des amateurs avertis. Nous apprécions, sur ces produits, tout particulièrement la facilité de mise en oeuvre, le plaisir immédiat au pilotage et les performances vidéos et photos qui ne sont pas en reste.

Quel est le meilleur drone compact de 2019 ? C’est ce que nous allons voir à travers cet article. Sans dévoiler nos conclusions dès maintenant, sachez toutefois qu’il n’y a pas qu’une vérité, et que les 3 drones testés disposent de qualités propres à chacun, auxquelles vous serez plus ou moins sensibles.

Parrot Anafi, Yuneec Mantis G, Mavic Mini et un drone racer
Parrot Anafi, Yunnec Mantis G, DJI Mavic Mini et un drone racer

Formfactor et design

Mantis G

Note :

Le Mantis G reprend le design du Mantis Q sorti en 2018. Un drone pliable et compact qui s’inspire fortement de la gamme Mavic du concurrent DJI. La nouveauté par rapport à son aîné vient de sa nacelle brushless 3 axes qui lui faisait cruellement défaut. Le Yuneec Mantis G est un drone relativement compact avec une taille de 250 x 195 x 60mm déplié (hors hélices), et de 171 x 97 x 60mm une fois replié. Vous pouvez globalement l’emmener partout avec vous dans un petit sac à dos voire une grande poche.

Yuneec Mantis G sur la balance
Yuneec Mantis G, 516 grammes sur la balance, bien plus que ses deux concurrents

Le Mantis G est joliment fini et la construction est de qualité. En main le drone parait bien solide, et quelques petits éléments graphiques du plus bel effet donnent un aspect plutôt sportif à ce multirotor. Les hélices sont vissées sur un système de fixation, et n’offrent donc pas de système « quick release » mais sont toutefois pliables.

La batterie vient se glisser facilement à l’arrière du drone, et peut se dé-clipser via deux loquets. Cette batterie LiPo 3S de 2800mAh pèse 183 grammes, ce qui la place bien au dessus du poids de celles des drones concurrents, mais offre une capacité supérieure.

La radiocommande, plutôt minimaliste, dispose d’un support smartphone intégré et pliable. Les joysticks ne peuvent toutefois pas être démontés. Compacte, elle n’est pas désagréable à prendre en main. Vous disposez de molettes permettant d’orienter la nacelle et de régler la caméra, ainsi que de boutons pour déclencher le mode sport, un RTH, une photo ou encore lancer la vidéo.

Le Yuneec Mantis G pèse 516 grammes en ordre de vol complet, ce qui en fait le drone le plus lourd de ce test.

Mavic Mini

Note :

Le Mavic Mini a été annoncée par DJI en toute fin octobre 2019. Au moment de l’écriture de cet article il n’est d’ailleurs en vente que depuis quelques jours (lancement officiel des livraisons le 11/11/19, vous pouvez aussi retrouver notre test exclusivement dédié à ce drone ici). Ce drone archi compact et léger vient remplacer le DJI Spark au catalogue de la marque. Contrairement à celui-ci, le DJI Mavic Mini est pliable et reprend le design général de la gamme Mavic. Plié, le drone ne mesure que 140 x 82 x 57mm, ce qui lui permet d’être transporter dans une poche ou une sacoche. Déplié le Mavic Mini n’est guère plus grand avec une dimension de 160 x 202 x 55mm sans hélices. Rajouté à cela les 249 grammes sur la balance (deux fois plus léger que le Yuneec Mantis Q !!), et vous obtenez le drone le plus compact de ce test.

Pour autant la qualité de construction n’est pas en reste, et le drone parait globalement solide avec, il faut le noter, quelques concessions faites pour obtenir ce poids : Les bras ne sont pas entièrement carénés et sont rembourrés avec de la mousse; les hélices sont pliables et vissées sur les fixations moteurs, sans système « quick release » présent sur tous les autres drones de la gamme Mavic. Les trains d’atterrissage sont très courts et le corps du drone frôle le sol une fois celui-ci déplié. Pour autant ces quelques concessions sont rapidement oubliées quand on voit la compacité et la légèreté du DJI Mavic Mini !

Le design de la machine est sobre et sans fioritures, dans la droite lignée de la gamme de drones Mavic, et tout particulièrement du DJI Mavic Pro premier du nom. Seuls le nom du produit sur le bras avant gauche et un « Ultra Light 249g » viennent agrémenter le gris clair du carénage.

La batterie constituée de deux accus 18650 Li-ion offre une capacité de 2400 mAh pour une tension de 7.4 V (2S). Pesant 99 grammes, elle est la plus légère et compacte de ce test. Elle s’insère et se clipse dans une trappe à l’arrière du drone Mavic Mini.

Batterie 2S  2400 mAh pour Mavic Mini
La batterie du Mavic Mini fait moins de 100 grammes !

La radiocommande reprend les standards de la gamme Mavic, avec une pince de fixation pour smartphone en dessous et une prise USB latérale. Un support tablette pourra évidemment être installée dessus pour ceux qui préfèrent les écrans de taille conséquente. A noter que les sticks sont démontables pour une compacité maximum de la radiocommande. Par contre, pas de seconde prise USB sous celle-ci, il faudra utiliser un câble OTG pour connecter une tablette. Globalement cette radiocommande a déjà fait ses preuves, mais si cette version pour Mavic Mini a subi une cure d’amaigrissement en terme de molettes et boutons.

Anafi FPV

Note :

Le Parrot Anafi a déjà plus d’un an. Il a eu un petit succès bien mérité car il a eu le mérite d’innover quand beaucoup se sont contentés de copier et surfer sur le raz de marée qu’a été le Mavic Pro. Parrot a lancé en milieu d’année 2019 l’Anafi FPV qui comporte plus d’évolutions software (côté FreeFlight 6) que hardware avec l’apparition de fonctions orientées FPV. Ce drone est surtout vendu en pack avec un sac de transport un casque VR sur lesquels nous reviendrons plus tard.

L’Anafi est bien plus longiligne que ses deux congénères avec une taille repliée de 218 x 69 x 64, et de 241 x 315 x 64mm dépliée sans hélices. L’Anafi est compact mais aussi léger puisqu’il affiche 320 grammes sur la balance.

Anafi FPV plié
L’Anafi est long et fin une fois replié

La construction est de bonne facture et semble qualitative. Les fixations des bras sont solides. D’une couleur grise anthracite, l’Anafi est plutôt sobre dans son design. Seule la caméra blanche avec une focale noire ressort de l’ensemble. On appréciera aussi les deux bras avants qui sont en retrait du champs de la caméra, évitant ainsi d’avoir les hélices dans le champs de vision (même si cela est bien rare sur les Mavic Mini et Mantis G). Cela expose toutefois plus la nacelle en cas de crash ou de choc. Les hélices sont vissées sur les fixations moteurs.

La batterie pèse 128 grammes pour du 2S 2700 mAh en Li-Ion. Elle se clipse à l’arrière du drone en quelques instants et peut se recharger directement directement avec un câble USB type-C grâce à la prise prévue à l’arrière de celle-ci. Bien joué Parrot !

La radiocommande est assez proche de celle du Yuneec Mantis G avec un support smartphone au dessus de celle-ci qui vient se plier. Relativement compacte, cette radiocommande fait le boulot, avec des boutons et des sticks pas forcément à la hauteur du reste, même si c’est un point de détail.

Qu’y a-t’il dans la boite ?

Mantis G

Note :

Le Mantis G n’est pas le plus fourni en accessoires, pour autant Yuneec n’a pas non plus été avare. On retrouve ainsi :

  • Le Drone Yuneec Mantis G
  • La radiocommande
  • Une batterie LiPo 3S 2800 mAh
  • Un hub de charge pour 3 batteries avec alimentation secteur
  • 8 hélices
  • Un câble USB type C

On apprécie particulièrement le hub de charge fourni d’origine, qui est une invitation à s’offrir quelques batteries supplémentaires.

Pack Mantis G Yuneec
Yuneec Mantis G, un pack complet

Mavic Mini

Note : pour la version classique

Note : Pour la version Fly More Combo

Le DJI Mavic Mini est disponible en deux versions : classique et Fly More Combo, disponible à 399€ et 499€ respectivement au lancement de ce drone. Autant la version classique est plutôt pauvre, autant le Fly More Combo nous offre un petit paquet d’accessoires.

Dans la version classique on retrouve :

  • Le drone DJI Mavic Mini
  • La radiocommande
  • Une batterie Li-Ion 2S 2400 mAh
  • Un câble micro-USB pour recharger la batterie
  • 3 câbles de connexion pour la radiocommande
  • 6 hélices
  • Un tournevis

Et c’est à peu près tout. Il faudra de fait utiliser un adaptateur secteur déjà en votre possession ou en acquérir un, pour recharger vos batteries via le drone.

Le DJI Mavic Mini Fly More Combo est bien plus fourni avec :

  • Tous les éléments précédemment cités
  • Un câble micro-USB supplémentaire
  • 2 batteries supplémentaires
  • Une protection d’hélices 360°
  • Un hub de chargement pour 3 batteries
  • Une sacoche de transport

Il faudra quand même retenir que la version Fly More Combo est 100€ plus chère que la version classique.

DJI Mavic Mini Fly More Combo
DJI Mavic Mini Fly More Combo : beaucoup d’accessoires complémentaires

Anafi FPV

Note :

L’Anafi FPV est un pack spécial développé par Parrot qui permet de faire, comme son nom le laisse deviner, du vol en immersion avec son drone. On retiendra que Parrot a pris soin de fournir significativement le pack en accessoires, notamment avec un sac de transport très bien pensé. On y trouve donc :

  • Le drone Parrot Anafi FPV
  • Une radiocommande Parrot Skycontroller 3
  • Une batterie Li-Ion 2S 2700 mAh
  • Un casque VR Parrot Cockpitglasses 3
  • Un sac à dos
  • 4 hélices supplémentaires
  • Un outil de montage
  • Une carte microSD 16 Go
  • Un câble USB-C

Un packaging bien complet, auquel on pourrait potentiellement ajouter quelques batteries pour faire durer le plaisir !

Pack Parrot Anafi FPV avec sac et Cockpitglasses
Parrot Anafi FPV : un sac très bien pensé et un casque VR fournis

Comportement en vol

Mantis G

Note : globalement… mais pour le mode sport 🙂

Application

Vous pourrez piloter le Yuneec Mantis G grâce à l’application Yuneec Pilot. Bien pensée, vous trouverez toute les informations de vol concernant votre machine. L’interface est fluide et intuitive. On notera un appairage à faire quasiment à chaque démarrage via un QR code présent sur votre drone. La mise en oeuvre se fait dans l’ensemble très rapidement.

On notera simplement une traduction française qui n’est pas toujours très pertinente, pour autant il n’y a pas de problèmes majeurs de compréhension.

Application Yuneec Pilot
Yuneec Pilot, une application bien pensée

En vol

Une fois le drone en l’air (via un décollage manuel ou automatique), on apprécie rapidement la nervosité de la machine, notamment en mode sport (avec une vitesse de pointe à 20m/s(72km/h)). On sent tout de suite que l’alimentation en 3S et la plus grosse motorisation rendent le Mantis G bien plus nerveux que ses concurrents.

Le Mantis G, un drone qui envoie du bois

Côté stabilité, globalement le drone capte très facilement les GPS et, est précis dans son positionnement. Le Mantis G est équipe d’un contrôleur Pixhawk 4 (PX4) qui a fait ses preuves. La présence d’un système de positionnement vertical lui permet de se stabiliser à basse altitude sans capter de GPS, en plus de faciliter les atterrissages et décollages automatique. On pourra reprocher un léger manque de précision quand on le compare au Mavic Mini, notamment en intérieur où le système de positionnement peut devenir un peu capricieux si l’environnement n’est pas adéquat.

La radiocommande répond très bien, et le Mantis G est un vrai plaisir à piloter. C’est d’ailleurs le point fort de ce drone compact qui offre des performances très appréciables pour ceux qui aiment la vitesse.

Le Mantis G, de par sa configuration moteurs et batterie, tient particulièrement bien dans le vent et vous n’aurez pas de dérive particulière, même dans des conditions relativement difficiles (dans une certaine mesure évidemment).

Yuneec Mantis G vu du dessous
Yuneec Mantis G, un sacré punch au pilotage

Autonomie

C’est aussi un des points forts du drone. Avec sa batterie LiPo 3S 2800 mAh, Yuneec annonce jusqu’à 33 minutes d’autonomie.
Dans les faits, nous sommes plus proches de 30 minutes, ce qui est vraiment excellent pour un drone de ce format.

Les batteries ne sont, en plus, pas hors de prix (64,90€ TTC au moment de l’écriture de cette article) et vous permettront de profiter du hub de charge fourni avec le drone.

Portée et retour vidéo

Comme pour ses deux comparses, Yuneec a fait le choix de doter son drone d’une transmission Wifi.

Le retour vidéo est fluide avec une latence plutôt réduite. Côté résolution, Yuneec ne donne pas l’information mais nous supposons que l’affichage est en 480p. C’est en tout cas tout à fait suffisant pour un pilotage sur smartphone, bien que la qualité soit inférieure au retour du DJI Mavic Mini et du Parrot Anafi.

Nous avons poussé le Mantis G à 500 mètres sans encombre en gardant une bonne fluidité sur la transmission radio et vidéo. Yuneec annonce jusqu’à 2 km de portée, qu’il faudra bien sûr pondérer avec les conditions de vols. Dans tous les cas le Mantis G fait bien mieux que son aîné le Mantis Q.

Modes de vol intelligents

Bonne surprise du côté des fonctions de vol ! Yuneec n’a pas lésiné sur les modes avec différents vols pré-programmés disponibles comme les modes « Point of Interest » et « Journey ». On retrouve aussi un mode « Waypoint » ainsi que le « visual tracking » qui fait cruellement défaut au Mavic Mini (mais qui sortira peut-être par la suite, l’avenir nous le dira).

On retrouve évidemment la fonction de RTH (ou retour maison), véritable sécurité en cas de perte de connexion, ainsi que le décollage et l’atterrissage automatique.

Mavic Mini

Note : mais si vous aimez faire du Follow-Me / Active Track ça sera :

Application

Le Mavic Mini est l’occasion pour DJI de lance sa nouvelle application « DJI Fly ». Compatible Android et IOS, elle a le mérite d’être traduite dans différentes langues quelque soit le système. Plus épurée que sa grande sœur DJI Go 4, cette nouvelle application semble se destiner aux drones grand public de la marque. L’application DJI Fly semble être bien plus light et donc probablement moins consommatrice de batterie.

Pour les utilisateurs de DJI Go 4, on retrouve très rapidement ses marques. L’interface utilisateur est globalement la même, avec certes moins d’informations à l’écran. Les fonctions sont intuitives, tout comme les réglages de la caméra.

DJI Fly, appli pour Mavic Mini
DJI Fly, une nouvelle appli bien pensée et épurée

En vol

Moins nerveux qu’un Mantis G (motorisation moins puissante et batterie en 2S contre 3S), le DJI Mavic Mini n’en reste pas pour autant mou ! Le drone est d’une stabilité absolument parfaite que ça soit à basse ou moyenne altitude. Le système Vision Positioning fait son oeuvre pour l’atterrissage, les décollages et les vols à moins de 10 mètres de hauteur.

Globalement un sentiment de fiabilité et de sécurité se dégage de ce drone ultra compact, et ça ne déplaira pas aux débutants. Malgré sa taille et son poids réduits, le Mavic Mini tient globalement bien le vent, même si les rafales peuvent le faire dériver d’un mètre ou deux. Dans ce cas, une fois la rafale encaissée, il viendra se repositionner à son point initial.

Le mode sport donne un joli coup de peps au Mavic Mini qui pourra atteindre des vitesse proches des 50 Km/h ! Pas mal pour un drone alimenté en 2S avec une batterie Li-Ion ! Le mode Position permet, quant à lui, de se balader tranquillement et de filmer. Le mode Cinéma rend le drone extrêmement doux et lent dans ses déplacements pour des prises de vue tout en délicatesse.

Le Mavic Mini est stable... très stable
Le Mavic Mini est stable… très stable

La radiocommande répond très bien, avec une latence annoncée entre 170 et 240 ms qui est tout à fait correcte pour un drone de ce type.

Petite mention quand même aux atterrissages (voire aux décollages); les trains d’atterrissage sont très courts et le Mavic Mini peut avoir quelques difficultés sur un terrain non plan. On ne saurait que trop vous conseiller l’utilisation d’une piste d’atterrissage pliable et/ou un jeu de trains rehaussés.

DJI Mavic Mini
DJI Mavic Mini, super stable en vol

Autonomie

249g, et 30 minutes d’autonomie, je crois que nous avons tous eu du mal à y croire. Pour autant c’est bien le cas. Nous arrivons globalement à 23/24 minutes pour la première alerte de batterie faible, avec la possibilité de voler encore 3 ou 4 minutes supplémentaires sans prendre de risques.

C’est clairement un des points forts du drone, qui se retrouve à rivaliser avec des drones beaucoup plus haut de gamme. Il fait globalement jeu égal avec le Mantis G de Yuneec qui dispose pourtant d’une LiPo 3S 2800 mAh, et pèse le double.

Portée et retour vidéo

Le Mavic Mini dispose d’une connexion WiFi 2.4 Ghz et 5.8Ghz qui lui offre jusqu’à 2 kilomètres de portée. A 500 mètres nous ne rencontrions ni coupures ni latence, et le retour vidéo est de qualité en 720p à 30 images par seconde.

Certes nous ne disposons pas de l’Ocusync (V1 ou V2) présent sur les Mavic Pro et Mavic 2, mais ça reste très satisfaisant pour un drone de cette taille (et de ce prix).

A ce jeu, le Mavic Mini fait mieux que le Spark, et au moins jeu égal avec le Mavic Air.

Modes de vol intelligents

C’est le seul bémol que nous avons constaté sur le DJI Mavic Mini dans ses fonctionnalités (lors de sa sortie, des mises à jour peuvent venir compléter les fonctionnalités dans le temps). En effet, l’absence de systèmes Follow Me et Active Track, technologies pourtant plus que maîtrisées par la marque nous laisse un peu sur notre faim (même si personnellement je n’utilise pas ces fonctions). L’absence de fonction Waypoint est aussi à noter, même si DJI ne l’inclut plus dans ses drones grand public.

On trouve tout de même des fonctions Quickshot : Dronie, Fusée, Cercle et Spirale qui sont bien pensées et faciles à mettre en oeuvre. L’atterrissage et le décollage automatiques sont évidemment de la partie, tout comme le RTH.

Anafi FPV

Note :

Application

L’Anafi s’utilise avec l’application FreeFlight 6 de Parrot qui a bénéficié d’une mise à jour avec la sortie de la version FPV pour rajouter des fonctions liées au casque VR Cockpitglasses 3 fourni dans le packaging. Cette application est disponible sous iOS et Android, en français.

Freeflight 6 est simple et intuitive à utiliser avec des fonctionnalités nombreuses et des tutoriels pour débuter et progresser. A noter que les fonctions FPV peuvent être utilisées dans n’importe quel casque VR (dont certains sont listés dans l’application, afin d’adapter l’interface), mais il faut reconnaître que celui fourni par Parrot est très confortable et isole très bien de la lumière.

Les informations de vol sont nombreuses et lisibles. A noter que vous pouvez d’ailleurs piloter votre drone uniquement via votre téléphone. Il est bon de noter que l’appli laisse vraiment la possibilité de personnaliser le comportement du drone à la volée, en quelques instants. Un plus non négligeable pour ceux qui alternent différents type de vol pendant leurs sessions.

Freeflight 6, application pour Parrot Anafi
Freeflight 6, de nombreuses fonctionnalités et une ergonomie au top

En vol

En vol, le Parrot Anafi est stable et tient bien le vent. C’est un drone plaisant à piloter.

Moins nerveux qu’un Yuneec Mantis G, il n’en reste pas moins plutôt rapide avec une vitesse maximale autour de 50 Km/h. On sent quand même que la batterie Li-Ion 2S tend à freiner l’accélération du drone.

En terme de stabilité le Parrot Anafi s’en sort très correctement. Il dispose aussi d’un système de positionnement qui lui permet d’être très précis à basse altitude, tout en offrant les possibilités d’atterrissage et de décollage automatiques.

Outre le mode sport, les modes « Film » et « Cinematic » permettent de brider les vols à une vitesse plus réduite afin de fluidifier la réalisation de vidéos (ou tout simplement pour piloter plus doucement). Le mode Racing a fait son apparition avec la sortie de la version FPV du Anafi. Il reprend les bases du mode sport en rajoutant des comportements de caméra / nacelle qui sont propres au drone racing. Par exemple le tilt de la nacelle sera fixe pour que le pilote puisse ressentir le drone qui se cabre dans la prise de vitesse ou dans le freinage. C’est évidemment un mode qui n’est pas vraiment adapté au film et à la photo, par contre il offre des sensations très proche de celles d’un drone de course, tout particulièrement quand vous portez le casque VR Cokpitglasses 3.

La radiocommande répond très bien et la latence est tout à fait correcte. Toutefois ne vous attendez à avoir la même réactivité que sur un drone racer classique avec un système analogique. Le retour vidéo dispose d’une latence d’environ 250ms. C’est tout à fait acceptable, mais n’espérez pas faire des courses avec passage de gates avec ce drone. Pour autant il est quand même bon de saluer l’effort que Parrot a fait pour intégrer ce mode qui nous a, dans l’ensemble, convaincus (Les 3 personnes l’ayant testé chez studioSPORT sont aussi des pratiquants de drone racing).

Le pilotage peut aussi se faire en mode « Arcade » dans lequel c’est l’orientation de la caméra qui guide le drone. Personnellement j’ai été assez dérouté par celui-ci mais ce mode semble convaincre d’autres de mes collègues.

Parrot Anafi FPV
Parrot Anafi FPV, une belle homogénéité dans les performances

Autonomie

L’autonomie du Parrot Anafi est dans la bonne moyenne des drones comptacts du marché avec 25 minutes annoncées. Dans les faits, nous sommes plus proches des 22 minutes, ce qui reste tout à fait convenable.
Toutefois, face au Mantis G et au Mavic Mini, le Parrot se retrouve à la dernière marche de ce test.

Ça n’en reste pas moins un score honorable, mais il est surement judicieux de compléter l’Anafi FPV avec une ou deux batteries supplémentaires pour prolonger un peu vos sessions de vol.

A noter quand même que les batteries peuvent être chargées indépendamment du drone grâce à un câble USB-C.

Portée et retour vidéo

Parrot annonce une portée comparable au Mavic Mini et au Mantis Q, à savoir deux kilomètres dans des conditions optimales. Nous n’avons eu aucun problème pour pousser la machine à plusieurs centaines de mètres.

Le retour vidéo en 720p 30 images par seconde est vraiment appréciable, d’autant plus quand vous enfilez le casque VR fourni dans le pack. Globalement l’image est plutôt stable et nette, même si celle-ci se dégrade au fur et à mesure qu’on s’éloigne.

La radio Sky Controller 3 fait son travail, et malgré la connexion Wifi, on peut considérer que c’est un point globalement satisfaisant sur ce drone compact.

Modes de vol intelligents

Les modes de vol de l’Anafi sont nombreux et bien pensés. Toutefois à ce niveau Parrot souffle le chaud et le froid en nous offrant de nombreuses possibilités… dont certaines sont disponibles en achat « in app » (à des prix modestes bien heureusement). Ainsi le Follow Me par suivi visuel ou GPS et les waypoints sont disponibles uniquement après être passé par la boutique (1,09€ par mode actuellement).

Si on omet ce détail, le Parrot Anafi nous régale de fonctionnalités nombreuses (surtout depuis la mise à jour d’introduction du mode FPV). Ainsi on retrouve les modes « 360° », « reveal », « spiral » et « epic » qui permettent d’automatiser vos prises de vue. A cela on ajoutera le « smartdronie » permettant de vous prendre en autoportrait avec le drone qui s’éloigne. Le mode Cameraman permet, quant à lui, d’automatiser le cadrage en vous laissant libre de piloter votre machine.

On notera aussi la présence du RTH ainsi que les fonctions de décollage et d’atterrissage automatiques.

Vidéo et Photo

Les 3 drones testés disposent de belles capacités en photo et surtout en vidéo. Il va toutefois de soi qu’ils ne concurrencent pas les machines plus haut de gamme (Yuneec H3, DJI Mavic 2 Pro, DJI Inspire 2 avec X5S etc). Leur petit capteur les empêche d’être très performants en basse luminosité, notamment en photo. Pour autant ils conviendront très bien aux personnes qui se lancent dans la vidéo aérienne et qui veulent progresser.

Mantis G

Note :

Le Mantis G a apporté énormément d’améliorations par rapport au Mantis Q, son grand frère. L’apparition d’une nacelle brushless 3 axes, lui permet de réaliser des vidéos stables et de bonne qualité, contrairement à son aîné qui souffrait d’une stabilisation numérique chaotique.

Capable de filmer en 4K à 30 images par seconde, les vidéos sont propres. En photo, il peut enregistrer en format JPEG et/ou RAW (DNG).

Le bémol à tout cela, c’est le capteur 1/3,06 pouce de 13 mégapixels assez peu performant en basse luminosité et qui oblige peut-être un peu plus que les autres à compenser en augmentant les ISO.

Point à noter, l’angle de prise de vue de la caméra du Mantis G est de 117° ce qui est assez élevé pour un drone. Cela offre la possibilité de ne pas trop s’éloigner de son sujet pour avoir une vue large autour de lui, pour autant ça devient plus pénalisant pour les plans rapprochés.

Est-ce qu’on peut réaliser de belles vidéos avec le Mantis G ? La réponse est oui.
Et pour les photos ? Oui aussi mais majoritairement par temps clair. Même si l’accès au format RAW permet de retoucher en profondeur vos photos.

Pour autant il reste, de mon point de vue, légèrement surpassé par l’Anafi FPV.

Mavic Mini

Note :

Le Mavic Mini vient en remplaçant du Spark dans la gamme DJI. Il surpasse d’ailleurs ce drone compact sur presque tous les points, et la caméra et la nacelle n’y font pas exception.

La nacelle 3 axes apporte bien plus de souplesse dans les prises de vue. Le passage à 40 Mb/s du bitrate en vidéo, contre 30Mb/s pour le Spark, améliore les détails dans l’image. Le capteur CMOS 1/2,3″ 12MP qu’on retrouve notamment sur l’Osmo Pocket fait le boulot, même si les très basses luminosités ne font pas toujours bon ménage avec (mais peu de drones de cette catégorie font mieux). Globalement le Mavic Mini est un excellent drone compact pour se lancer dans la vidéo aérienne. D’ailleurs, c’est probablement un des meilleurs rapport qualité / prix actuel à ce niveau.

Mais, il y a un « mais ». L’absence de 4K peut rebuter certaines personnes (la résolution maximale étant du 2.7K) qui souhaitent regarder leur vol en ultra haute définition. L’autre point noir, c’est la privation de format RAW en photo. Ainsi, impossible de retoucher en profondeur vos photos sur une base non compressée.

DJI devait faire des choix pour obtenir ce poids palier de 249 grammes et ce prix agressif et il semble que certains concessions ont été faites côté processeur, bridant ainsi légèrement les qualités photos et vidéos de ce drone compact.

Le DJI Mavic Mini est donc une excellente machine pour se faire plaisir en vidéo et photo dans un cadre amateur. Vous ne souhaitez pas passer des heures à retoucher vos photos ou la colorimétrie de vos photos ? Alors dans ce cas, aucun problème. Si par contre vous souhaitez rentrer en profondeur dans le réglage de vos photos, peut-être que d’autres drones seront plus adaptés (mais surement plus chers).

Anafi FPV

Note :

L’Anafi FPV dispose d’une caméra montée sur une nacelle 3 axes. Globalement c’est un drone très homogène, et la partie photo / vidéo reste dans cet esprit.

Le capteur CMOS 1/2,4″ de 21 mégapixels offre des performances tout à fait honorables.
Côté vidéo, le Parrot Anafi est clairement le drone compact le plus abouti de notre test grâce à la possibilité de filmer en 4K à 30 images par seconde avec un bitrate maximum jusqu’à 100Mb/s. De plus le mode HDR (High Dynamic Range) permet d’améliorer les performances du drone sur des luminosités plus techniques à traiter.

A cela, on note aussi la présence d’un zoom digital x3 qui profite de la définition du capteur pour même proposer une absence de perte selon la résolution (jusqu’à x1.4 en 4K, jusqu’à x1.9 en 2.7k et jusqu’à x2.8 en Full HD).

Ça peut aussi paraître gadget mais le débattement (de +90° à -90°) de la nacelle du Parrot Anafi est bien élevé que celui de ses homologues. Qu’est ce que ça change ? Et bien ça permet de prendre des plans en contre-plongée avec votre drone. Ça ne sert pas tout le temps, mais c’est suffisamment rare pour être souligné.

Côté photo, l’enregistrement en RAW est disponible et les 21 MP du capteur se font apprécier, tout comme le mode HDR.

Que ce soit en terme de fonctionnalités ou de qualité, le Parrot Anafi se positionne devant ses congénères en vidéo et photo. Il y a vraiment de quoi se faire plaisir avec ce drone compact !

Prix

Mantis G

Note :

Annoncé à 699€ à son lancement le Mantis G est un drone qui vient se positionner beaucoup plus proche d’un Mavic Air que d’un Mavic Mini.
Pour ce prix, vous aurez bien heureusement une machine bien conçue, extrêmement nerveuse et performante.

Les accessoires restent relativement accessibles avec 64,90€ la batterie et 11,90€ la paire d’hélices.

Bien que son rapport qualité / prix ne soit pas le plus fort de ce test, il n’en reste pas moins un excellent choix pour les amateurs de pilotage.

Mavic Mini

Note :

C’est un des nombreux points forts du Mavic Mini : son prix très agressif. Bien moins cher que le DJI Spark à son lancement (voire même encore maintenant), il bénéficie d’un rapport qualité / prix vraiment intéressant.

Proposé à 399€ en version simple, et 499€ en Fly More Combo (voir ci-dessus pour les compositions des produits), ce drone compact dispose de caractéristiques intéressantes et étoffées pour ce prix. Si vous voulez vous faire plaisir pour moins de 500€ avec un drone, il semble que le Mavic Mini soit un excellent choix (le meilleur choix ?), notamment avec la version Fly More Combo, archi complète.

A 45€ la batterie et 12€ les 4 hélices, les accessoires sont abordables. D’ailleurs les fabricants tiers (PGY, PolarPro etc) étoffent eux aussi la gamme de produits compatibles avec ce drone compact.

Anafi FPV

Note :

L’Anafi FPV est un drone compact qui propose une polyvalence particulièrement plaisante. Ses nombreuses fonctionnalités, et ses caractéristiques assez innovantes ont toutefois un coût.

Proposé à 799€, le Parrot Anafi FPV est le drone le plus cher de ce test. Il est toutefois fourni avec un sac à dos (très bien pensé) et un casque VR (lui aussi très efficace). Pour autant il existe aussi la version classique du Anafi proposée à 699€ (sans sac ni casque), et le pack extended (une sacoche remplace le sac à dos, et deux batteries supplémentaires accompagnent le drone, par contre il n’y a pas de casque VR) à 899€.

Nous sommes donc sur une machine relativement chère, près du double d’un Mavic Mini pour un pack comparable. Si vous pouvez vous le permettre, ce drone a belles caractéristiques à faire valoir mais certains préféreront se tourner vers d’autres machines plus abordables.
D’autant plus que la batterie supplémentaire est proposée actuellement à 99€ et lot de 4 hélices à 19,90€.

Conclusion

Difficile de sortir un grand vainqueur de ce comparatif. Les drones compacts testés proposent tous d’excellentes caractéristiques et performances.

Ce qu’il faut certainement retenir, c’est que ce sont tous les 3 de très bonnes machines. Le DJI Mavic Mini sera parfait pour débuter, venir en complément d’un plus gros drone ou tout simplement pour faire des clichés et vidéos sans se prendre la tête. Le Mantis G saura satisfaire les amateurs de pilotage plus nerveux, avec un drone moins sensible au vent et avec une excellente autonomie. L’Anafi FPV sera parfait pour tous ceux qui souhaitent s’initier au vol en immersion, mais aussi réaliser des vidéos et photos originales et de qualité.

Avec ces 3 drones compacts, chacun trouvera le multirotor qui lui correspond. La notion de budget rentre évidemment aussi en compte, et à ce jeu là, le DJI Mavic Mini fait vraiment fort avec un rapport qualité / prix agressif.

J’ai en tout cas pris plaisir à tester ces 3 drones et j’ai été, à titre personnel, content de voir que Yuneec avait fait du très bon travail avec le Mantis G, après une version Q qui m’avait déçu.
Si vous avez des questions sur ces machines, l’équipe studioSPORT et moi-même nous ferons un plaisir d’y répondre en commentaire !

Anafi FPV, Mantis G ou Mavic Mini : tous de très bons choix
Anafi FPV, Mantis G ou Mavic Mini : tous de très bons choix

Envie d’acquérir un de ces drones ? Le shop studioSPORT est là pour vous :

Guillaume

Auteur: Guillaume

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Christophe
Invité
Christophe

A noter si vous souhaitez acquérir un Mavic Mini et que vous souhaitiez voler dans une no fly zone. Ne vous énervez pas sur les procédures d’unlock car c’est tout simple : ce sera tout bonnement IMPOSSIBLE avant fin décembre avec une mise à jour du firmware. Inutile de dire que ça fout les nerfs. DJI est coutumier du fait. Elle lance le produit sans que les applications soient tout à fait au point. Faites tourner autour de vous.Plus de détails ici : https://mavicpilots.com/threads/mavic-mini-does-not-support-unlock-in-no-fly-zones-yet.75900/

Christophe
Invité
Christophe

Habitant au beau milieu d’une zone bleue, a moins de me farcir des bornes pour l’utiliser, mon joli petit drone est donc condamné à rester dans sa boîte jusque à fin Décembre. Inutile de dire que je regrette amèrement mon achat.

Nico
Invité
Nico

Le prix de l’Anafi FPV est descendu à 599€. J’ai le sentiment qu’il est maintenant d’avantage légitime pour se placer devant avec un pack bien plein.

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