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Le DJI Avata 360 et la législation drone4 minutes de lecture

Le DJI Avata 360 et la législation drone<span class="wtr-time-wrap block after-title"><span class="wtr-time-number">4</span> minutes de lecture</span>

Le DJI Avata 360 a désormais été annoncé, et un point retient immédiatement l’attention sur le plan réglementaire : sa certification C1. Cette classification permet déjà de situer clairement le DJI Avata 360 dans le cadre de la réglementation européenne et de comprendre quelles démarches seront nécessaires avant le premier vol.

Aujourd’hui, les drones utilisés en Europe relèvent notamment de la catégorie ouverte lorsqu’il s’agit d’opérations à faible risque. Cette catégorie concerne aussi bien les usages de loisir que de nombreux usages professionnels. Elle se divise en plusieurs sous-catégories, dont A1, A2 et A3, avec des règles qui varient selon la classe CE du drone.

Dans ce cadre, un drone certifié C1 peut être exploité en sous-catégorie A1. C’est donc ce régime qu’il faut retenir pour comprendre comment le DJI Avata 360 pourra être utilisé dans la majorité des cas.

Le DJI Avata 360 est classé C1

La classe C1 correspond aux drones marqués C1 pouvant être exploités en A1, avec une obligation claire : le pilote doit réduire au minimum le survol de personnes non impliquées. Le survol des rassemblements de personnes reste interdit.

En pratique, cela signifie que le DJI Avata 360 ne sera pas limité au seul cadre A3, plus restrictif, mais qu’il ne pourra pas non plus être utilisé librement au-dessus du public. La certification C1 apporte donc un cadre plus souple que celui de certains drones plus contraignants, tout en imposant de garder une marge de sécurité avec les personnes présentes à proximité.

La certification C1 du drone DJI Avata 360

Que sera-t-il possible de faire avec le DJI Avata 360 ?

Avec un drone C1, l’exploitation en catégorie ouverte A1 autorise des vols à proximité de personnes, à condition de ne pas organiser de survol volontaire de personnes non impliquées et de ne jamais survoler un rassemblement.

Il faudra également respecter les autres règles générales de la catégorie ouverte. La hauteur maximale reste fixée à 120 mètres au-dessus du point le plus proche de la surface, sauf cas particuliers prévus par la réglementation.

Le télépilote devra aussi conserver le drone dans le cadre réglementaire applicable à la catégorie ouverte et suivre les consignes d’utilisation prévues par le fabricant. La lecture du manuel fait d’ailleurs partie des obligations rappelées par l’EASA pour les drones de cette classe.

Quelles obligations pour voler légalement ?

Avant de faire voler le DJI Avata 360, plusieurs démarches devront être effectuées.

La première concerne l’enregistrement comme exploitant UAS. En France, cette formalité passe par la plateforme AlphaTango, qui centralise les démarches administratives liées aux drones. Une fois l’enregistrement effectué, un numéro d’exploitant est attribué et doit être apposé sur les drones concernés.

La deuxième porte sur la formation du télépilote. Pour exploiter un drone de plus de 250 g ou équipé d’une caméra dans la sous-catégorie A1/A3, la DGAC indique qu’une formation en ligne A1/A3 est requise. Cette formation est accessible via AlphaTango.

Il faudra enfin vérifier, avant chaque vol, que la zone choisie autorise bien l’activité. La classe C1 ne dispense pas du respect des restrictions locales d’espace aérien ni des interdictions applicables dans certaines zones. En France, le ministère rappelle aussi que le vol en catégorie ouverte dans l’espace public en agglomération est interdit.

Le “360” change-t-il quelque chose à la réglementation ?

D’un point de vue aérien, ce n’est pas l’appellation “360” qui détermine le régime applicable au DJI Avata 360. Ce qui compte avant tout, c’est sa classe C1 et le cadre d’exploitation retenu par la réglementation européenne.

En revanche, comme tout drone équipé d’une caméra, un modèle orienté captation immersive implique aussi de rester attentif aux questions liées au respect de la vie privée et à l’usage des images enregistrées. Ce point ne remplace pas les règles aériennes, mais il s’y ajoute.


Le DJI Avata 360, grâce à sa certification C1, relèvera de la catégorie ouverte A1. Cela signifie qu’il pourra être utilisé dans un cadre plus accessible que certains drones soumis à la sous-catégorie A3, tout en restant encadré par plusieurs obligations : pas de survol de rassemblements, réduction au minimum du survol de personnes non impliquées, hauteur maximale de 120 m, enregistrement sur AlphaTango et formation A1/A3.
La certification C1 donne donc déjà une base claire pour comprendre comment le DJI Avata 360 pourra être utilisé dans le respect de la législation drone européenne et française.

A propos de l'auteur

Mélodie

Passionnée de cinéma et de jeux vidéos à la base, j'ai découvert l'univers des drones et de la vidéo en arrivant chez studioSPORT. Désormais, chaque sortie produit me passionne et j'aime partager mes tests produit sur le blog.

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