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Drone JO 2026 : des images inédites capturées grâce au FPV7 minutes de lecture

Drone JO 2026 : des images inédites capturées grâce au FPV<span class="wtr-time-wrap block after-title"><span class="wtr-time-number">7</span> minutes de lecture</span>

Depuis l’ouverture des Jeux d’hiver de Milan-Cortina, des images spectaculaires envahissent les écrans du monde entier. Des plans au ras de la neige, collés aux skieurs, aux lugeurs, aux bobsleighs lancés à plus de 130 km/h. Derrière ces séquences à couper le souffle : des drones FPV, pilotés par d’anciens champions de drone racing. On vous raconte les coulisses de cette petite révolution télévisuelle.

Le drone, l’autre star de ces JO

Vous l’avez peut-être remarqué devant votre écran : un léger bourdonnement, une caméra qui file derrière un skieur en descente, un plan qui colle au bobsleigh dans les virages les plus serrés. Depuis le début des épreuves de Milan-Cortina 2026, les drones FPV (First Person View) se sont imposés comme l’une des grandes attractions de ces Jeux d’hiver.

Contrairement aux drones classiques qui survolent la scène en hauteur, le drone FPV poursuit littéralement l’athlète. Il vole à la même vitesse, au ras de la piste, à quelques mètres seulement du compétiteur. Le résultat ? Une immersion totale : on ressent la vitesse, les virages, les micro-corrections de trajectoire, comme si on était dans la course.

C’est Olympic Broadcasting Services (OBS), en charge de la production télévisée des Jeux, qui a déployé 15 drones FPV customisés sur l’ensemble des sites de compétition. Du ski alpin au saut à ski, en passant par la luge, le skeleton et le bobsleigh, ces petites machines couvrent désormais la quasi-totalité des sports de glisse — une première à cette échelle.

Des machines sur mesure, conçues pour le direct TV

Drone FPV suivant un skieur lors des JO 2026

Ces drones ne sont pas des modèles sortis d’une boîte. Ce sont des builds custom, assemblés spécifiquement pour les JO par l’équipe néerlandaise Dutch Drone Gods (DDG), des pionniers du FPV professionnel en Europe et anciens compétiteurs du Drone Racing World Championship.

Leur châssis, le « God Mode », est un cinewhoop 2,5 pouces ultra-léger. Chaque drone embarque deux systèmes de caméra distincts :

  • Une caméra broadcast Proton CAM Full HD Mini (24 grammes), qui transmet les images en HD HDR directement dans le flux télévisé, avec un émetteur COFDM miniature Domo PicoTXR.
  • Un DJI O4 Air Unit, dédié exclusivement au pilotage : c’est le flux que le pilote voit dans ses lunettes, avec une latence de seulement 15 à 40 ms — indispensable pour voler au ras du sol à cette vitesse.

Le tout pour un drone qui ne pèse que 243 grammes et peut atteindre 100 km/h. L’autonomie tourne autour de 5 minutes, soit environ deux passages d’athlètes avant de devoir changer la batterie.

Des pilotes d’exception aux commandes

Derrière chaque drone, il y a un pilote. Et pas n’importe lequel. Ralph Hogenbirk, le pilote principal des épreuves de glisse, est un ancien champion de course de drone reconverti dans la captation cinématique. Il fait partie des Dutch Drone Gods.

Son quotidien pendant les JO ? 50 à 60 vols par jour, avec une concentration absolue à chaque run. « Chaque fois que j’entre dans la course, je suis en focus total. Pas de distractions, pas de clignement, rien. Juste avancer et garder le focus », explique-t-il.

Sur les épreuves de saut à ski, c’est Jonas Sandell qui est aux manettes. Ancien membre de l’équipe nationale B norvégienne de saut à ski, il a fondé sa propre société de production spécialisée dans la captation FPV. « Voir un athlète planer sur 140 mètres dans les airs sur deux skis, c’est incroyable. Je veux que le public ressente cette sensation comme s’il était dans les airs lui aussi », confie-t-il. Son passé d’athlète lui donne une compréhension unique des trajectoires et du timing. Chaque équipe drone fonctionne d’ailleurs en trio : un pilote, un réalisateur et un technicien.

Du VTT à Paris aux pistes italiennes

L’histoire des drones FPV aux Jeux Olympiques ne commence pas à Milan-Cortina. Les premières caméras embarquées sur drone avaient fait leur apparition aux JO d’hiver de Sotchi en 2014. Mais c’est aux JO de Paris 2024 que le FPV a vraiment fait ses débuts olympiques, utilisé pour la première fois sur les épreuves de VTT.

La différence en 2026 ? L’échelle. À Paris, le FPV était ponctuel. À Milan-Cortina, les drones sont partout. Et surtout, ils sont utilisés pour la première fois au plus près des sports de glisse à très haute vitesse — un défi technique qui semblait encore risqué il y a quelques années. OBS a d’ailleurs mobilisé des moyens considérables : au total, 840 caméras et 1 800 microphones couvrent l’ensemble des épreuves, faisant de Milan-Cortina 2026 l’édition la plus technologique de l’histoire des Jeux d’hiver.

Le FPV, pas réservé qu’aux JO

En regardant ces images, difficile de ne pas avoir envie de s’y mettre. Et la bonne nouvelle, c’est que le FPV n’est plus réservé aux professionnels du broadcast. Aujourd’hui, il est possible de piloter un drone en immersion totale avec un casque et de capturer des plans cinématiques impressionnants, que ce soit en montagne, en voyage ou en session de ride.

Si les drones des JO sont des machines custom à plusieurs milliers d’euros de composants broadcast, les cinewhoops grand public s’en rapprochent de plus en plus en termes de sensations de vol et de qualité d’image. Le principe est le même : un drone compact à hélices carénées, un casque de pilotage immersif, et des plans impossibles à obtenir autrement.

Par exemple, le GEPRC Cinelog30 V3 embarque le même système de transmission numérique que celui utilisé par les pilotes des JO pour le pilotage — le DJI O4 Air Unit — dans un format cinewhoop 3 pouces prêt à voler. Pour ceux qui débutent et veulent une solution clé en main sans montage ni configuration, le DJI Avata 2 reste la porte d’entrée idéale vers le vol FPV immersif.

Et pour les passionnés qui veulent assembler leur propre machine, on propose les briques essentielles : le DJI O4 Air Unit (l’unité de transmission vidéo numérique), les DJI Goggles 3 (le casque immersif micro-OLED) ou encore la Radiocommande 3 DJI FPV pour piloter en immersion totale.

Les JO 2026 chez studioSPORT

Illustration des JO 2026

Au-delà des drones FPV, ces Jeux d’hiver sont l’occasion idéale de repenser tout votre setup image. Sur notre page spéciale Jeux d’Hiver 2026, vous retrouvez d’abord tout un univers dédié aux caméras d’action et caméras 360 pour filmer vos descentes comme les pros, avec les grandes références du marché pour le ski, le snowboard ou le freeride.

Vous y trouverez aussi une sélection de drones stabilisés avec suivi intelligent, pensés pour ceux qui préfèrent se concentrer sur leur ride pendant que le drone s’occupe du cadrage, ainsi qu’un large choix de boîtiers photo hybrides et de téléobjectifs pour capturer la précision d’un tir au biathlon ou la vitesse d’une descente à Bormio.

Enfin, pour les passionnés d’immersion, une catégorie entière est dédiée aux drones FPV et accessoires afin de reproduire, à votre échelle, les sensations vues pendant les JO : lunettes, unités aériennes, châssis dédiés au ski et batteries adaptées au froid. Quel que soit votre univers — photo, vidéo, drone stabilisé ou FPV — la sélection Jeux d’Hiver 2026 studioSPORT est pensée pour vous accompagner sur les pistes italiennes comme dans vos prochains voyages en montagne.

A propos de l'auteur

Benjamin

Passionné de gaming et de high-tech, j’explore au quotidien les innovations qui façonnent notre manière de jouer, créer et interagir. Chez studioSPORT, je mets cette curiosité au service de contenus concrets, pensés pour mettre en valeur les produits de demain.

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